Ce jour là…
80 ans après, aucune reconnaissance officielle par la France de sa volonté génocidaire, aucune demande de pardon, juste une criminalisation accrue du monde du Voyage. Exigeons une action positive de l’État !
Chaque jour retrouvez le calendrier des persécutions contre les Nomades et Forains survenues en France entre 1912 et 1969

19 mai 1919
Camp de Crest
Malgré la signature de l’Armistice 183 jours auparavant, le camp reste ouvert…
19 mai 1940
Le Petit Provençal, 20 mai 1941.
19 Mai 1941
Des familles Nomades du camp de Sylvéréal (Gard) sollicitent « l’autorisation à titre exceptionnel, de se rendre aux fêtes annuelles des Saintes-Maries-de-la-Mer (Bouches-du-Rhône) qui doivent avoir lieu à 15 kilomètres de là les 25, 26 et 27 mai.
« Malgré les difficultés sans nombre qui s’opposaient à la traditionnelle migration des Gitans, plus de 900 d’entre eux avaient cheminé jusqu’aux Saintes-Maries-de-la-Mer pour le pèlerinage du 24 mai » Note la très collaboratrice Revue d’Arles n°4, juin 1941, p. 115-117 « A l’honneur de Sara la Brune » avec un poème du Marquis de Baroncelli. Salut aux couleurs avec le sous-préfet des Vallières.
Mardi 19 mai 1942
Camp de Nomades de Montreuil-Bellay
Nous croyons qu’il nous restait des pommes de terre sur la provision reçus de la Croix-Rouge et voila qu’il ne nous en reste plus. Nous le faisons remarquer au bureau, ces messieurs n’en sont pas contents et deviennent un peu tracassiers dans la manière de compter les portions pour les enfants de la pouponnière. » Journal des sœurs de la Mission Notre-Dame, p. 46.
19 Mai 1943
Camp de Nomades de Saliers-Arles : Vie du camp :
Retour d’évasion : Léa CHEVALIER
Évasion de Edouard LOEFFLER
Il y a 80 ans jour pour jour, le 19 Mai 1946
2 224 ème jour d’internement pour des milliers de Nomades dans les camps français…
Alors que le conflit armé en Europe a cessé depuis le 08 mai 1945, des centaines de Nomades et Forains restent internés en France au camp des Alliers-Angoulême, assignés à résidence, pour motifs raciaux… Par une Circulaire du ministère de l’Intérieur sur l’assignation à résidence des nomades libérés des camps, par le Gouvernement Provisoire de la République Française, du 13 Février 1946, arguant que les arrêtés du 06 avril et du 29 avril 1940 ont été pris par la IIIe République, et que le pays est encore officiellement en guerre, le nouveau pouvoir gaulliste a reconduit les lois de sédentarisation forcée des Nomades sur son territoire. Le 10 mai 1946 est publiée au Journal Officiel la loi portant fixation de la date légale de cessation des hostilités ; elle met fin officiellement à l’assignation à résidence des Nomades du 06 avril 1940…
Il faudra encore attendre pour sa mise en œuvre…
A ce jour, aucune reconnaissance du rôle de la France dans sa participation au génocide européen des Sinti-Roma et Voyageurs n’a été réalisée. Depuis 10 ans, l’Union Européenne lui consacre une journée commémorative le 2 août, suite à un vote du parlement européen. Le 8 avril 2026, la Proposition de Résolution Européenne n° 2583 visant rattacher les wagons français à l’Europe était déposée à l’Assemblée Nationale.
80 ans après, aucune reconnaissance officielle par la France de sa volonté génocidaire, aucune demande de pardon, juste une criminalisation accrue du monde du Voyage. Exigeons une action positive de l’État !
Chaque jour retrouvez le calendrier des persécutions contre les Nomades et Forains survenues en France entre 1912 et 1969

19 mai 1919
Camp de Crest
Malgré la signature de l’Armistice 183 jours auparavant, le camp reste ouvert…
19 mai 1940
Le Petit Provençal, 20 mai 1941.
19 Mai 1941
Des familles Nomades du camp de Sylvéréal (Gard) sollicitent « l’autorisation à titre exceptionnel, de se rendre aux fêtes annuelles des Saintes-Maries-de-la-Mer (Bouches-du-Rhône) qui doivent avoir lieu à 15 kilomètres de là les 25, 26 et 27 mai.
« Malgré les difficultés sans nombre qui s’opposaient à la traditionnelle migration des Gitans, plus de 900 d’entre eux avaient cheminé jusqu’aux Saintes-Maries-de-la-Mer pour le pèlerinage du 24 mai » Note la très collaboratrice Revue d’Arles n°4, juin 1941, p. 115-117 « A l’honneur de Sara la Brune » avec un poème du Marquis de Baroncelli. Salut aux couleurs avec le sous-préfet des Vallières.
Mardi 19 mai 1942
Camp de Nomades de Montreuil-Bellay
Nous croyons qu’il nous restait des pommes de terre sur la provision reçus de la Croix-Rouge et voila qu’il ne nous en reste plus. Nous le faisons remarquer au bureau, ces messieurs n’en sont pas contents et deviennent un peu tracassiers dans la manière de compter les portions pour les enfants de la pouponnière. » Journal des sœurs de la Mission Notre-Dame, p. 46.
19 Mai 1943
Camp de Nomades de Saliers-Arles : Vie du camp :
Retour d’évasion : Léa CHEVALIER
Évasion de Edouard LOEFFLER
Il y a 80 ans jour pour jour, le 19 Mai 1946
2 224 ème jour d’internement pour des milliers de Nomades dans les camps français…
Alors que le conflit armé en Europe a cessé depuis le 08 mai 1945, des centaines de Nomades et Forains restent internés en France au camp des Alliers-Angoulême, assignés à résidence, pour motifs raciaux… Par une Circulaire du ministère de l’Intérieur sur l’assignation à résidence des nomades libérés des camps, par le Gouvernement Provisoire de la République Française, du 13 Février 1946, arguant que les arrêtés du 06 avril et du 29 avril 1940 ont été pris par la IIIe République, et que le pays est encore officiellement en guerre, le nouveau pouvoir gaulliste a reconduit les lois de sédentarisation forcée des Nomades sur son territoire. Le 10 mai 1946 est publiée au Journal Officiel la loi portant fixation de la date légale de cessation des hostilités ; elle met fin officiellement à l’assignation à résidence des Nomades du 06 avril 1940…
Il faudra encore attendre pour sa mise en œuvre…
A ce jour, aucune reconnaissance du rôle de la France dans sa participation au génocide européen des Sinti-Roma et Voyageurs n’a été réalisée. Depuis 10 ans, l’Union Européenne lui consacre une journée commémorative le 2 août, suite à un vote du parlement européen. Le 8 avril 2026, la Proposition de Résolution Européenne n° 2583 visant rattacher les wagons français à l’Europe était déposée à l’Assemblée Nationale.
80 ans après, aucune reconnaissance officielle par la France de sa volonté génocidaire, aucune demande de pardon, juste une criminalisation accrue du monde du Voyage. Exigeons une action positive de l’État !
