Niki LORIER, parrain du MNF (1917 † 2019)

C’est un immense honneur et une marque de confiance que nous a fait Niki LORIER en acceptant d’être le parrain du Mémorial des Nomades de France. Nous honorerons son engagement.

 

Niki LORIER est né le 12 janvier 1917 à Forbach, de Sébastian Bamberger LORIER 21 ans et Caroline ROSENBERG 19 ans, en pleine guerre au numéro 1 de la Bauerstraße. A ce moment là la ville est sous domination allemande. La maison existe toujours. Il est l’aîné d’une famille de commerçants ambulants. Il fut baptisé dans l’église Saint Rémy à Forbach le 15 janvier 1917. La famille voyage dans l’Est de la France, évidemment, mais le point d’ancrage reste, durant toute sa jeunesse, Sarrebruck en Allemagne. La guère finie, tous sont sains et saufs. La famille reprend le cours de sa vie et le petit Nicolas, Nikili pour la famille (en hommage à son « kirvo » (parrain) Nikili REINHARDT, grand violoniste) déborde d’énergie. Son père Sébastian (Bâchi pour les siens) est un homme de grande qualité, respecté de tous pour sa droiture, son sens de la justice et l’amour qu’il a pour son peuple. Il est une grande figure chez les Sinté (Manouches). Commerçant (maquignon) musicien, excellent sculpteur et luthier… Il deviendra plus tard l’un des plus important Tchatchobaskro Morche (homme d’honneur en français) chef pour les Sinté de l’Allemagne et de tout l’Est de la France.

Une partie de la famille de Niki en 1920. Les points noirs désignent ceux morts en déportation. © Famille Lorier, DR.

En 1935, deux ans après l’arrivée au pouvoir des Nazis, la Sarre devient Allemande. Dès 1936, sont père Bachi, un chef manouche très respecté, a envoyé des hommes prévenir les autres chefs et les familles du danger que représentait le nazisme et a lui-même pris la route de la France, à Forbach, en 1938 avec sa famille.

Après l’Exode, la famille s’installe en Belgique près de la frontière hollandaise. Son père est arrêté, puis relaxé par le tribunal de Francfort. Aussitôt libéré il est arrêté par la Gestapo et il mourut assassiné en déportation au champ de concentration de Dachau le 26 août 1942 à l’âge de 49 ans laissant derrière lui 11 enfants est leur mère Caroline dans le chagrin et la misère de la 2ème guerre mondiale. Le petit dernier décède faute de médicaments des suites d’une congestion pulmonaire, il sera inhumé à Lille à l’âge de 15 mois.

Repliée à Lille (Nord) alors sous commandement allemand à Bruxelles (Belgique) la famille, prévenue par un allemand connu à Sarrebruck, échappe à une rafle. Niki, pour venger son père, se joint à la Résistance à laquelle il est très vite utile car il parle couramment l’allemand. Il permettra à des familles d’échapper aux envahisseurs. Il échappera à la mort et secourra ses amis de nombreuses fois. Pour survivre il joue du violon dans les cafés. Nikili qui a pris le prénom de Niki à la suite du décès de son parrain quelques années auparavant (tradition chez les Sinté), en tant qu’ainé la famille, a pris sous son aile. La disparition de son père vécue comme une totale injustice le marquera à jamais. Il incarne pour les plus jeunes le père disparu. Lui se fait un devoir de perpétuer sa mémoire auprès de ses frères et sœurs.

Mardi 8 mai 1945. L’hiver très froid, avec des – 18° à Lille. Les journaux font leur gros titre comme le « Le progrès » ou « Le Figaro » : L’ALLEMAGNE A CAPITULE. Les gens envahissent les rues, entonnant la Marseillaise et des chants patriotiques. Les scènes de liesse rappellent celles qui avaient accompagné la libération de Lille, à l’automne 1944. Pourtant ce 8 mai fut un jour triste pour la famille Lorier. Tous pleuraient la perte du père et du petit frère, en sachant qu’eux, ne reviendraient jamais. Leur mère en larme ouvrit grand ses bras et serra le plus d’enfants possible. Dans cette horrible guerre elle en avait payé le prix fort comme beaucoup, en perdant elle aussi beaucoup trop des siens, ainsi que ses deux parents. Au total 14 membres de la famille avaient trouvé la mort. Tous déportés dans divers camps de concentrations.
Quelques jours plus tard, se rendant à la gare, les frères Lorier, voyaient pour la première fois, arriver des gens d’une maigreur inimaginable, à se demander : « mais comment peuvent t-ils encore marcher ? » Ils portaient encore l’habit rayé, noir et blanc des camps de la mort. Leurs regards, plus que leurs aspects si misérables portait à lui seul toute la souffrance endurée. Et quand l’un d’eux vous fixait, de terribles frissons vous parcouraient. Mais eux au moins étaient revenus de l’enfer.
Niki ce jour là comprit quelles souffrances son pauvre père et les autres membres de la famille avaient dû endurer. C’est aussi ce jour là qu’il décidât qu’il ne laisserait plus jamais qui que ce soit s’attaquer à sa famille ou aux siens. Il ne savait pas encore comment il allait faire mais il trouverait un moyen, il le savait au plus profond de lui.

En 1946, il se marie avec Yvette, fille d’une tenancière de café dancing, quatre enfants naîtront de cette union : Sylviano († 2013), Myriana, Renardo et Roberto naissent de cette union.

De 1959 à 69 Niki, qui de plus est un excellent violoniste, fait partie des membres organisateurs des pèlerinages de Lourdes, Notre Dame de Banneux, Notre Dame de la Salette et Cologne.

En octobre 1963 Niki alors à Lille dans le Nord prend avec sa famille la route de l’Est pour aller voir sa mère dont l’anniversaire est proche. Lors d’un court arrêt à Sedan, le matin à 05 h 30 la famille sursaute car des grands coups sont donnés sur la caravane.

– C’est la police, tout le monde dehors!

Niki enfile un pantalon et sort.

– Mais qu’est-ce qu’il se passe ?

– Vos papiers !

– Mais vous n’avez pas honte ? Vous faites peur à mes enfants !

– Si vous ne présentez pas vos papiers on vous embarque !

– Voilà mes papiers ! Que croyiez vous? Nous sommes français et commerçants, nous sommes parfaitement en règle !

– En règle les gitans ? C’est une nouveauté !

Niki demanda à parler avec le commandant de la police et après lui avoir montré les cartes de visite de plusieurs gradés de la police de Lille et des environs plus celles de plusieurs maires de communes lui expliquât qu’il était porte parole de la communauté manouche dans le Nord et qu’il trouvait l’attitude de la police de Sedan largement exagérée. Après l’avoir écouté le gradé lui dit sur un ton autoritaire :

– Oui c’est très bien mais vous devez partir de suite car il y a le marché ce matin si non vous allez avoir de gros problèmes.

Niki lui répondit :

– Nous avons été pourchassé par les Allemands pendant la guerre, mon père et mort en déportation avec 13 membres de ma famille et maintenant c’est la police Française qui nous chasse ? Où est la justice là dedans ? Je vous assure que cela va changer !

La police agissait un peu trop souvent de la sorte ce qui engendrait souvent des conflits. Il ne faut pas perdre de vue qu’à cette époque c’est la loi du 16 juillet 1912 sur l’exercice des professions ambulantes et la circulation des nomades avec son Carnet anthropométrique qui faisait autorité. Cette loi qui obligeait les ʺnomadesʺ âgés de plus de 13 ans à consigner tous les déplacements. Les carnets individuels devaient être signés dans chaque lieu d’arrêt, toutes les 48 h, par les agents locaux (maires, adjoints, et plus rarement instituteurs et gardes champêtres. Il y avait aussi des carnets collectifs contenant les noms de tous les individus, dont les enfants trop jeunes pour être porteurs du dispositif individuel. Ces carnets comportaient des renseignements très précis : nom, photo de face et de profil, empreintes digitales, mesure du corps, de la tête et de l’iris, état civil, généalogie, profession, etc. La présentation de ces carnets était à chaque fois vécue comme une véritable humiliation par les familles car à l’origine ils avaient été créés pour identifier les criminels et cela revenait à considérer chacun d’entre nous comme criminel de naissance.

De retour à Lille un mois plus tard Niki qui a pris avec lui sa mère, une nièce âgée de 13 ans et un neveu de 9 ans décide de s’arrêter pour quelques jours sur l’esplanade de Lille. C’est une immense place où s’installe chaque année la grande fête foraine. Cela fait deux jours que la famille est installée. Ce 26 juillet 1963, aurait pu être un jour comme les autres, mais il a fallu que la veille à l’aube les forces de l’ordre venues en nombre et avec leurs chiens fassent partir les deux pauvres caravanes de la famille Lorier.

– Allez vous mettre ailleurs !
– Mais il n’y a pas de place ailleurs.
– Si, là-bas, de l’autre coté, près du canal.
– Et on nous laissera stationner ?
– Oui au moins plusieurs jours.

Une fois installée un peu avant le déjeuner Niki entendit les enfants crier de panique en regardant vers le canal si dangereusement proche, il courut vers eux en pensant que le plus jeune qu’il ne voyait pas y était tombé. Non ce n’était pas Roberto mais son cousin TARZAN. Niki plongea dans cette eau tellement froide, noire et puante, sans savoir où chercher. Il remonta plusieurs fois à bout de souffle. Les secours arrivés sur place avec des hommes-grenouilles fouillèrent le canal de la Deûle sans succès. Le batelier d’une péniche qui arrivait à auteur de l’accident dit à Niki qui était à bout de force que le petit devait être plaqué contre les parois du canal ou de la péniche qui se trouvait à proximité de l’endroit où le petit était tombé car il connaissait ce phénomène. Voyant l’état de fatigue de Niki il eut l’intelligence de l’attacher avec une solide corde de peur qu’il n’ait plus la force de remonter. Le batelier pris une grande baguette de bois et la passa le long de la coque de la péniche ainsi que le long des bords du canal se faisant il sentit le bois bloquer à un endroit et dit : Il est là ! Niki plongeât une fois de plus et remonta le petit corps sans vie. Tarzan était son nom Manouche, il n’avait pas encore dix ans. Niki faillit lui aussi perdre la vie ce jour là car suite à l’eau terriblement polluée qu’il avait avalé il eu de fortes fièvres et régurgitât des restes de goudron pendant 3 jours.

Suite à ce terrible drame Niki se jura de défendre l’injustice que son peuple vivait et prit la décision de s’organiser pour cette tâche, il ne savait pas encore comment mais cela viendrait ! Il fallait aussi travailler à la reconnaissance du génocide des zigeuner car personne n’en parlait et pourtant n’y avait-t-il pas selon les chiffres officiels plus de 750.000 hommes, femmes et enfants tués ou assassinés dans les camps de concentration nazis.

Il raconta ce qu’il s’était passé au Rachaï (prêtre) Jaques Declercq de la paroisse de Lille et lui demandât s’il était possible qu’il l’aide à mettre sur pieds une association. Le Père Declercq lui dit que non seulement cela été possible mais qu’il se proposait à en assurer le secrétariat en attendant qu’il s’organise. Niki le remercia et ajouta qu’il voulait que cette association ne soit composée que de Manouches pour prouver qu’ils étaient capables de prendre leur destinés en mains.

Après en avoir parlé autour de lui, en 1964 Niki contacta plusieurs chefs de famille et leur expliqua ce qu’il voulait faire. Tous lui dirent qu’ils ne seraient jamais assez forts et que les autorités ne les écouteraient pas. Ils craignaient de ne pas être pris au sérieux. Parmi eux, il y avait Dany PETO MANSO, un homme cultivé maitrisant parfaitement la langue Française et Marius LUSSI un homme de cœur et excellent orateur. Il leur dit encore « Seul je n’y arriverais pas mais je continuerais à me battre car il y a trop d’injustice nous devons nous faire respecter ! Ce sera long je le sais, mais je n’abandonnerai pas. La police nous chasse dès que nous arrivons sur une place ! Vous ne pouvez et ne devez accepter cela ! Devant tant de détermination Dany Peto Manso et Marius Lussi qui étaient des hommes particulièrement combatifs, lui dirent « tu as raison Niki, on est avec toi ! » les autres hommes suivirent. Ils commencèrent de suite à étudier les textes de lois concernant les « gens du voyage » (terme administratif), à prendre contact avec les autorités. Ils se firent vite connaitre et en fait ils étaient non seulement écoutés mais attendus car leurs conseils étaient très appréciés. Ils participèrent à de nombreuses réunions aussi bien civiles qu’administratives. Les choses commençaient à changer. De nombreux courriers furent envoyés jusqu’aux plus hautes instances de l’Etat.

En 1968 Niki participe avec plusieurs membres de son groupe et des musiciens de sa famille, à l’invitation de la famille BOUGLIONE, au Grand gala Tsigane et Gitan au cirque d’Hiver à Paris et saisit cette occasion pour sensibiliser les officiels aux difficultés que rencontrent les familles de voyageurs.

En 1968 le groupe que Niki a constitué entend parler de la préparation d’un texte de loi concernant l’exercice des activités économiques ambulantes. Un courrier est alors envoyé par Dany Peto Manso aux autorités afin que les ʺgens du voyageʺ soient pris en considération dans ces textes car le risque et que s’ils n’y figurent pas, ils ne pourront plus exercer leurs activités. Niki, Danny et Marius participeront à plusieurs réunions qui déboucheront sur l’adoption de la loi du 3 janvier 1969 relative à l’exercice des activités ambulantes et au régime applicable aux personnes circulant en France sans domicile ni résidence fixe. Ce sera la première fois que l’avis des ʺnomadesʺ aura été pris en considération par le gouvernement du moins en partie car ce gouvernement n’est pas près à les faire entrer dans le droit commun comme ils le demandaient. Au moins cette loi annule le Carnet anthropométrique et laisse la possibilité aux Nomades , devenus alors ʺdes gens du voyageʺ d’exercer leur commerce.
Renardo le 2ème fils de Niki âgé de 18 ans qui suit les actions de son père depuis 2 ans, le rejoint dans son combat.
Entre 1970 et 71 les rendez-vous, les conférences publiques ou universitaires les interventions radiophoniques ou télévisés ainsi que les médiations se succèdent.

Président d’associations de défense des gens du voyage de 1969 à 2002

En 1972, le Comité national d’entente des gens du voyage voit le jour. Il a maintenant plus de 10 délégués, tous issus du monde du voyage, qui sillonnent le pays. Niki en est le président, Dany Peto Manso en est le secrétaire général et Marius Lussi le vice président. Ils seront avec Niki parmi les représentants les plus redoutés des autorités nationales, reconnues au plus haut niveau pour la valeur de leur travail, leurs ténacités, le dévouement à leur cause et leurs qualités humaines. Ils œuvrent en particulier pour la suppression du carnet et livrets de circulations.

Entre 1973 et 74 ils participeront aux réunions du groupe de travail interministériel sous l’autorité du Premier Ministre Jaques Chirac sous le gouvernement de Valéry Giscard d’Estaing ʺRapport sur la situation des populations nomadesʺ dit rapport DURAFOURʺ. Ce rapport de 30 pages très complet abordait l’ensemble des problématiques :
Stationnement et logement
Obligations fiscales et sociales
Scolarisation
Activités économiques
Action sociale
Ce sera la première fois que les ʺgens du voyageʺ eux-mêmes d’une manière organisée ont eu la possibilité de s’exprimer aussi officiellement. Il sera écrit : Nous voyons dans cette rencontre l’espoir et l’amorce de la réalisation de notre objectif essentiel : Que rien ne soit projeté ou réalisé sans une consultation préalable et si possible une participation des ʺGens du voyageʺ eux-mêmes, concernant tous leurs problèmes. Ceci à la fois sur le plan National, régional, départemental et municipal. Ce rapport fera date et restera longtemps une référence pour les travaux officiels futurs.

1980, Niki prend contact avec d’autres associations car il aimerait qu’elles se fédèrent afin d’afficher un front uni et défendre plus efficacement la cause des voyageurs.

Le 23 mars 1981 avec Dany Peto Manso et Marius Lussi ses fidèles compagnons, il crée la ʺFédération Tsiganes de Franceʺ dans laquelle on retrouve :
Le Comité National d’entente des Gens du Voyage, le Comité Rom de France, l’Action Sociale Evangélique Tsigane et Amicale Tsigane).
Ils sont de tous les combats sur tous les fronts, rien de ce qui concerne le monde du voyage ne leurs échappe. Tous les textes sont étudiés, ils participent à toutes les réunions et donnent des comptes rendus sur chaque texte qui leurs est fourni.

1983 Création de l’ONAT (Office National des Affaires Tsiganes) qui comptera jusqu’à 25 délégués. Sur les mêmes bases que le comité National d’Entente des Gens du Voyage avec la différence qu’il est possible à des non tsiganes d’y adhérer. Niki en est le président, Dany Peto Manso en est le secrétaire général et Marius Lussi le vice président.

De nombreux procès seront gagnés et notamment celui du 2 décembre 1983 contre la mairie de Lille et le 1er ministre de l’époque Pierre Mauroy. Le Conseil d’État reconnaissant l’inviolabilité pénale d’une caravane servant de domicile. Le Conseil d’Etat a aussi considéré qu’un maire ne peut limiter à 48 heures le stationnement. Cette décision de justice participera à la création de la loi Besson en 1990 garantissant la création d’un Schéma National d’Accueil des Gens du Voyage.

28 mai 1986 sous l’impulsion de Dany Peto Manso l’ONAT (Office National des Affaires Tsiganes) organisait une manifestation à Paris, avec la présence de plus de 200 caravanes, contre les titres de circulations obligatoires pour les ʺgens du voyageʺ. Les membres de l’association seront reçus par le Ministre de l’intérieur.

Le 31 mai 1990 la 1ère loi Besson est votée. Elle oblige notamment les villes de plus de 5 000 habitants à prévoir des emplacements de séjour pour les nomades.

Juin 1990 : Participation à un groupe de travail à Paris avec le préfet Delamon, sur la situation économique et sociale des Tsiganes en France. (ce rapport doit déboucher sur des mesures sociales concrètes et des aménagements des lois sur le stationnement

En 1992 le ʺMouvement Confédéral Tsiganeʺ rassemblement d’associations de Français d’origine tsigane pour la défense de la démocratie, l’égalité et les libertés est créée. Son slogan est : Plus fort ensemble.

La liste de ce que cet homme et ses compagnons ont réalisé est bien plus longue que cela car leurs actions ont continué pendant encore de nombreuses années.

Niki et ses compagnons se battront encore longtemps pour la reconnaissance et les droits des leurs. Ils participeront partout dans le pays à des rencontres jusqu’au plus haut niveau de l’Etat, à des colloques, des réunions et feront entendre leur voix en Allemagne, au Royaume Uni et dans d’autre pays européens. Ils seront de tous les combats. Ils se consacreront bien sûr au travail de mémoire en organisant et participant à des commémorations partout dans le pays.

Niki a été un pionnier, il n’a jamais reculé, il a su attaquer et aussi convaincre quand il le fallait. Il a ouvert la voie pour que les générations futures suivent son exemple.

Niki a vécu entouré de sa famille à Forbach dans l’Est de la France. Il était le patriarche estimé et respecté de tous. Sa femme Yvette qui l’a accompagnée durant 72 ans s’en est allée le 13 mars 2018. Mais le vieil homme fier respecta sa devise ʺToujours la tête hauteʺ et ne laissa rien paraître. Il voulait toujours être informé de ce qui se passait dans le monde du voyage et s’intéressait à tout. Il peignait toujours et réparait de temps en temps des violons. Il disait toujours qu’il aurait “pu faire plus mais le temps passe trop vite”…

Lors des élections présidentielles de 2017 il a délivré un message en manouche sous-titré en Français dans une vidéo, alertant sur les dangers du vote pour un parti fasciste. Ses enfants mettent leurs pas dans ses traces…

Honneur et respect.


Sources

avec la bienveillance de la famille Lorier.