Premier prix Paul Gargowitz

Remise du Prix Paul Gargowitz

par son fils Tejy Gargowitz
Chaque année au 23 mai le Mémorial des Nomades de France remettra le prix Paul Gargowitz, récompensant une action, une œuvre, une publication, œuvrant pour la reconnaissance de l’internement et de la déportation des Nomades de France. Notre insatisfaction face à l’historiographie et à l’enseignement apportés au sujet, nous on conduit pour la première année à porter sur les fonds baptismaux une thèse sur les « IMAGES ILLUSTRANT LES GÉNOCIDES JUIFS ET TSIGANES DANS LES MANUELS SCOLAIRES AU CYCLE 3 ». Le Mémorial des Nomades de France accorde régulièrement son assistance à de jeunes chercheurs. Par ce choix nous souhaitons exprimer notre confiance en l’avenir.
Ce prix porte le nom de Paul « Samson » Gargowitz (1966-2017), mon père, dont la famille a été internée dans de nombreux camps durant la deuxième guerre mondiale. Soldat de la Paix au Liban, il était à ce titre codétenteur du prix Nobel de la Paix. Il a porté la création de la cérémonie du 2 août à l’Arc de Triomphe dans le cadre de la Journée Européenne de la Mémoire du Génocide des Roms.
Nous avons décidé cette année de récompenser par ce prix, les travaux de jeunes enseignantes qui, au travers de leur mémoire de Master MEEF mention 1er degré, ont su pointer les manques iconographiques concernant les populations kalés, roms, sinti-manouches, et yeniches, et les manques concernant à la fois le travail de mémoire et le rôle de la France lors de ces événements, dans les manuels scolaires de cycle 3.
Plus que jamais, à l’heure où la communauté éducative est invitée à s’associer aux principales commémorations nationales qui ont lieu pendant l’année scolaire, nous avions à cœur de mettre en avant les travaux de Marion VILLEGAS et Manon BERTRAND.
Ces jeunes enseignantes ont mis en avant le fait que les rares images proposées étaient des images « d’ailleurs » et non « d’ici ».
Et c’est en offrant l’occasion aux enseignants de sensibiliser les élèves à des thématiques citoyennes que l’on contribuera à construire une Nation où chaque minorité est reconnue et où le « vivre ensemble » prend tout son sens.
Comme le disait le Président de la République Française lors de son discours de septembre 2017 devant les Nations Unies : « Car parler pour eux, c’est aussi parler pour nous, aujourd’hui ou demain. Et en ce jour, ce sont ces voix oubliées que je veux porter. »
Merci Mesdames pour votre enthousiasme, vos travaux et votre contribution qui va dans le sens de la reconnaissance que nous même défendons.

Texte : Bernard BOI, Gigi BONIN, photos: portrait de Paul Gargowitz: ©famille GARGOWITZ, remise du prix : ©Eric ROSET, avec leur aimable autorisation.

One Reply to “Premier prix Paul Gargowitz”

  1. Il est essentiel que cette reconnaissance soit faites dans les livres scolaire, mais aussi et à mon sens , au quotidien par les communes,car beaucoup d’entre elles sont encore trop nombreuses à rejeter la population itinérante .
    nous avons vécus les périodes d’internement et d’enfermement pendant la dernière guerre.
    Il faut absolument rester vigilent sur les diverses façons de détourner la lutte sans merci menée actuellement au quotidien..
    Ce prix Paul Gargowitz fait chaud au cœur , je le vois sourire , en pensant que tous ses projets ont pris forme et pas à pas se réaliste et se concrétise.
    Merci à son épouse et à ses enfants qui ont pris le relais .
    Merci à Monsieur Gigi Bonnin pour tout le travail fourni et accompli depuis le départ de notre ami Paul Gargowizt et même bien avant .
    Bravos pour la signature de la convention.
    Je ne suis pas en bonne santé , mais je vous reste fidèle et attachée .

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