Jeanne ESPINOS (1908 † 1951)

Jeanne ESPINOS, née le 29/03/1908 à 11 heures du matin, à Pontgibaud (Puy-de-Dôme) dans une roulotte stationnée au pont, fille de Ramon ESPINOS (vannier, Espagnol) et de Rose GIMENEZ (36 ans), concubine de Jean DOUR (1914 † 1944), mère de 2 enfants (Annette, Antonia et Catherine DOUR), Française, de « race: nomade », marchande de dentelles, catholique.

Arrêté d’internement de la Préfecture de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) le 20 septembre 1943. Internée au Camp de Nomades de Saliers (Bouches-du-Rhône) le 13 novembre 1943, catégorie A, matricule 649, cabane 17. Dirigée vers la Maison d’Arrêt d’Avignon (Vaucluse) le 1er décembre 1943. Evacué sur l’hôpital d’Arles le 08 décembre 1943. Son homme est muté au camp de Nexon (Haute-Vienne) le 16 décembre 1943. Dirigée sur l’hôpital spécial, Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) le 20 décembre 1943.

Cet hôpital est probablement l’asile de Mont-Perrin, un des premiers hôpitaux psychiatrique de France, surpeuplé, où l’on mourait beaucoup de cachexie (maladie de la faim), de tuberculose et où l’on était soigné massivement aux électrochocs, douches froides, et cachets… Le 06 mars 1944, les autorités allemandes ordonnent l’évacuation du lieu. « Un premier contingent de 414 malades partit le 03 avril pour l’hôpital Psychiatrique de Mondevergue (Vaucluse). Un deuxième convoi partit le 04 avril : 68 hommes vers le Vinatier à Lyon et 95 femmes vers Bourg-en-Bresse. Un dernier convoi (toujours par wagons) prit la direction d’Aurillac (30 femmes) et du Puy (75 femmes). Il ne restera à Montperrin que 70 malades intransportables ou indispensables à la bonne marche de la ferme, et on dût débaucher parmi les 138 infirmiers qui étaient restés sur place. Les évacuations continueront pour ne plus laisser que 27 malades à la fin de la guerre. »

Perd son homme en 1944 (probablement à Nexon (Haute-Vienne). Décédée à Aurillac (Cantal) le 11 mars 1951), à l’âge de 43 ans.


Sources : AD13, 142 W 98, fiche d’interné Hors du camp 649 ; État-civil, 1908/Pontgibaud/N/5 ;

Clichés : Manolo.