Jean ERNWEIN (1888 † 1943)

 

 

Jean ERNWEIN, né Johann BOTTIN, vannier français d’origine jenish (1888 † 1943)

1 m 74, cheveux châtains foncés, yeux bleus, moustache, cicatrices, jambe atrophiée par blessure, boite, 

Né à Reichstett (Bas-Rhin), le 17 octobre 1888, fils de Hubert ERNWEIN (03/11/1866, Mollkirch, (Bas-Rhin) † après 1925, vannier) marié à Griesheim-sur-Souffel (Bas-Rhin) le 21/03/1898 avec Marie Anne BODIN (03/09/1862, Gries (Bas-Rhin) † après 1925, vannière), reconnu par ses parents en 1898, lors de leur mariage, frère de Christophe né BAUDIN ERNWEIN (1885, Gries), Eugénie ERNWEIN (1891, Griesheim-sur-Souffel,-1952), Eve née BAUDIN ERNWEIN (1892, Bietlenheim), Madeleine née BODIN ERNWEIN (1894, Lampertheim), Cécile ERNWEIN (1895, Eckwersheim, mariée avec François BODIN, manœuvre (1891-1958), Marie née BODIN ERNWEIN (1897, Quatzenheim), Jacques ERNWEIN (1902, Oberschaeffolsheim † Strasbourg, 1947, colporteur),  Bernard ERNWEIN (né le 08/12/1903 à Quatzenheim (Bas-Rhin), CAI n° 53 376, C.S.S. Nexon, S.T.O. 12/12/1942, † Sélestat, 20/02/1984), et de Joséphine ERNWEIN (1905, Quatzenheim), et d’un demi-frère de père inconnu, Casimir ERNWEIN (1909, Eckbolsheim † 1959, vannier), Mariage à Saverne (Bas-Rhin) le 05/01/1916 avec Hélène FALLER (1894 † 1943), témoin Charles/ Karl FALLER (1892-1951), frère de l’épouse, sans descendance connue, vannier, nationalité Française, de « race : nomade », catholique.

Enfance itinérante dans le Bas-Rhin avec ses parents vanniers. Marié à 22 ans à Saverne (Bas-Rhin). Réside à Schlettstadt (Alsace). Domicilié à Sélestat (Bas-Rhin) en 1942. Arrêté par la kripo (police criminelle allemande) de Strasbourg (Bas-Rhin) en 1942 par mesure de prévention (vorbeugungshaft). Photographié à Lyon (Rhône) le 15 juin 1942.

Interné au Centre d’Hébergement de Rivesaltes (Pyrénées-Orientales) le 23 juin 1942, matricule 14 474. Viste médicale le 25 juin 1942. Évadé le 07 octobre 1942, n° de sortie 5 068.

Transféré au camp de Nomades de Saliers (Bouches-du-Rhône) le 27 novembre 1942 ; matricule 189, cabane 24, catégorie A. Sortie de la maison d’arrêt de Tarbes (Haute-Pyrénées). Comme il était prévu qu’elle se rende à Rivesaltes qui vient de fermer il est envoyé au Centre de Séjour Surveillé de Saint-Sulpice-la-Pointe (Tarn). Le 08 décembre 1942, le préfet du Tarn requiert une escorte à la gendarmerie pour le transfert de ces deux nomades vers Saliers. Evacué sur l’Hôpital d’Arles le 18 décembre 1942. Retour au camp le 20 février 1943. Le 12 mars 1943 le commandant du camp de Saliers demande à Monsieur BODIN François, fils de Jean BODIN et de Marie-Madelaine OTT, marié avec Cécile ERNWEIN (1895 †), la sœur de Jean ERNWEIN, poseur de la voie à la gare de Tarbes s’il est “disposé à recevoir, heberger et subvenir aux besoins de vos oncles et tantes ERNWEIN Jean et ERNWEIN Hélène. Dans l’affirmative vous voudrez bien me faire tenir un certificat d’hébergement visé par le maire de votre lieu de résidence. Auquel cas vos parents seront libérés du camp.” Décès de sa femme le 09 juillet 1943 à 5 heures au Camp de nomades de Saliers, Camargue, sur déclaration de Bernardini Faticci, brigadier de Police Nationale qui dit avoir vu le défunt. Evacué sur l’hôpital d’Arles, salle n° 8, sous le numéro 1341, le 09 juillet 1943, pour un mal perforant plantaire, après septicémie où gangrène. C’est une infection du pied, complication du diabète, qui peut-être aussi provoquée par une écharde. Il décède le 19 juillet 1943 à 6 heures 30 à l’Hôtel-Dieu, Rue Marché Neuf, Arles, âgé de 54 ans, sur déclaration du directeur Lecourne [?], décès n° 143. Les frais d’assuré social sont payés par le Ministère de l’Intérieur (Camp de Nomades). Il est probablement inhumé à la fosse commune du cimetière d’Arles.


Parcours géographique


Documents d’identité et de police

Carnet anthropométrique d’identité nomades n° 95 442, délivré par la préfecture de Lyon (Rhône) le 20 juin 1942.

Carnet collectif Nomades n° 21 560, délivré par la préfecture de Lyon (Rhône) le 20 juin 1942.


Documents d’internement

Na bister ! N’oublions pas son nom !

Hommage lui est rendu chaque 23 mai à 15 heures sur le site de l’ancien camp de Saliers.


Sources

AD Bouches-du-Rhône, FRAD013, 142 W 88/2, carnet anthropométrique individuel Lyon, 15/06/1942, cliché n° 77 770, carnet collectif, très bon état, billet de sortie, Lettre du préfet du Tarn au commandant de gendarmerie d’Albi, 8 décembre 1942 ; 142 W 98, fiche d’interné décédés.

FRAD066, 1260 W 88, sorties Rivesaltes.

AD Bas-Rhin, FRAD067, 4 E 389/5, 1888/Reichstett/NA/42 ; fonds 757D, fiches d’arrestation opérées par la Kripo strasbourgeoise entre 1940 et 1944, cliché n° 337/42.

Etat Civil Saverne/1916/MA/1 ; Arles/1943/DE/372.

Archives familiales Secula.