François ADOLPH (1907 † sd)

François ADOLPH, né le 26/05/1907 à Formigine, province de Modène, (Italie), décédé à une date inconnue…

Fils de Jacob ADOLPH et de Antoinette REINHARDT, nationalité Française, ou Suisse, rempailleur de chaises, vannier, forain, catholique,

Incorporé le 19 juillet 1941 au C.T.E. du camp d’Argelès, d’où il est envoyé à l’Organisation Todt à Brest (Finistère) où l’on construit en 500 jours pour la kriegsmarine la U-Boot base au lieu-dit « les 4 Pompes »

Transfert le 08 novembre 1941 au camp d’Hébergement de Rivesaltes (Pyrénées-Orientales), îlot F, matricule 13078.

Transfert n° 147 le 23 janvier 1942 vers le camp du Barcarès (Pyrénées-Orientales), matricule 429.

Transféré le 03 juillet 1942, au camp de Nomades de Saliers, commune d’Arles (Bouches-du-Rhône), matricule 2. Probablement évadé et repris à Marseille, car selon les indications portées sur les deux fiches signalétiques d’incorporation au camp du Vernet d’Ariège, tout d’abord, il serait arrivé au camp le 26 décembre 1942 sur ordre de Mr le Préfet de la Région de Marseille, Marcel Ribière, venant du Centre de Brébant, 25 boulevard d’Arras aux Chartreux à Marseille (Bouches-du-Rhône) commandé par le brigadier Bruné, (« Elément de trouble dans un camp : fort indiscipliné (préfet du Rhône). Hébergé, Matricule n° 10 396. Avis défavorable du chef du bureau d’information pour son affectation dans une C.T.E. Indésirable à diriger sur son pays d’origine.« ) et parti définitivement le 27 janvier 1943, à destination de « Travailleur volontaire pour l’Allemagne « , note n° 188/D du 25 janvier 1943. Procès-verbal du 31 mars 1943 pour détention d’un briquet non estampillé à Pamiers (Ariège), 10 place des Verines.

Il est Rayé des contrôles (cessation des recherches) du camp de Nomades d’Arles-Saliers le 15 octobre 1943, sans qu’il semble que la communication ai été établie entre les deux camps…  Va au Havre, Perpignan, Cerbère. Tombe malade. Est évacué sur Villeneuve de Soulan (Ariège) chez ses parents, le 1er mars 1944. Passé d’hébergé à interné sur communication téléphonique de la préfecture de l’Ariège le 04 avril 1944. Gardé à vue à Massat (Ariège) le 17 avril 1944. Ensuite, le 18 avril 1944, venant de Massat, sur ordre du préfet de l’Ariège, il aurait réintégré le camp du Vernet et serait parti définitivement le 27 mai 1944 à destination de l’ « organisation TODT ».

Ensuite, le 18 avril 1944, Interné, matricule 11881, quartier C [israélites et suspects], baraque 67,  sur ordre du préfet de l’Ariège. Demande à être renvoyé dans une C.T.E. Avis favorable pour son départ. Il ne doit pas bénéficier d’un congé sur le territoire français. Maintien sa première déclaration sur sa nationalité bien que son consul ne veuille pas le reconnaître comme citoyen suisse. Serait parti définitivement le 27 mai 1944 à destination de l’ « organisation TODT Cherbourg». Certainement pas bien longtemps puisque le débarquement le 06 juin 1944, sera suivie de la bataille de Cherbourg du 19 juin 1944 au 26 juin 1944.


Documents d’état-civil


Documents d’internement


Sources

Archives départementales de l’Ariège, FRAD09, 5 W 269, camp du Vernet.

Archives départementales des Bouches-du-Rhône, FRAD013, 142 W 98, fiche d’interné Rayés des Contrôles.

Archives Nationales, FRAN, F/7/15095, dossier 4d, rapport 4, Note d’André Jean-Faure à l’occasion de sa tournée d’inspection.p , p. 2.

État civil Formigine.

Illustration : © Archives Départementales des Bouches-du-Rhône.