Mémorial des Déportations à Marseille: le camp de Saliers-Arles passé sous silence

Décidément c’est une histoire qui a du mal à passer dans les Bouches-du-Rhône : celle des internements et des déportations des personnes qualifiée de « Nomades » depuis 1912.

Lors de notre visite du Mémorial des Déportations qui vient de rouvrir à Marseille nous avons pu constater que pas un mot n’a été gâché pour évoquer le sort des familles du panier pris dans les rafles en 1943, ni de l’ordre d’assignation à résidence de tous les Nomades du département en Arles le 14 août 1940, ni de l’existence du camp de Nomades de Saliers, commune d’Arles, en haute Camargue, du 15 juin 1942 au 15 octobre 1944, où entre autres fut internée la marseillaise Marie Santiago avec sa famille…

Après les remous au musée Arlatan d’Arles où la direction de la culture du département a fait pression pour limiter la présence « gitane » au sein du musée qui doit réouvrir au mois de mai, après l’absence répétée depuis son élection de la présidente du département aux cérémonies commémoratives à Saliers du 23 mai, ce nouvel épisode nous confirme dans l’idée qu’une politique ethnocidaire est bien à l’œuvre dans un département qui brille par l’absence de structures d’accueil, et la présence de ghettos et de bidonvilles réservés aux populations du voyage.

3 Replies to “Mémorial des Déportations à Marseille: le camp de Saliers-Arles passé sous silence”

  1. Bonsoir

    Ma maman a était interné dans ce camp de concentration,elle avez 9. 10 ans
    Son frere et née à Arles car les allemands avais sortie du camp ma grand mère juste pour mettre au monde son bebe,Ma grand mère s’appelait Marie Santiago alors je sais pas si Il était marie Avec mon grand pere Fernand Moréno.j’aurais aimer avoir plus d’informations si vous pouvez m’en donner Merci beaucoup

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